Jamais plus que du vent, c'est toujours ce que j'ai pensé pouvoir donner.
Mais petite déjà je rêvais à des envols mirifiques. A des lèvres remplies de désir, à des
tremblements de peau, à des voyages improbables. A des allons-nous-en et emmerdons-le-monde.
Jamais plus que du vent, et c'est d'un alizé souple et tendre que je me suis parée. Les cheveux au hasard
de ses mouvements, les doigts dans le ciel, les pieds nus et le sourire posé dans son cou.
Juste un souffle, au hasard d'une rencontre, au hasard de baisers maintes fois donnés. Au hasard
d'une nécéssité de s'envoler.
Pour que sur sa peau ne reste qu'un vent léger. Le mien.