Moi la lenteur, ça me fait penser à un rond de fumée.
D'abord étroit et faible la dilatation du volume imparfait se fait
progressivement dans l'atmopshère.
Un cercle froid qui s'évapore et avale peu à peu le regard des autres.
Une forme muable, incertaine et éphémère.
Qui prend à la gorge, et qui pique un peu.
Souple et intangible, le rond de fumée se dissout petit à petit en accolant subrepticement la peau.
Et l'impregne en divers endroits.
Milan a écrit que la lenteur est érotique, qu'elle est ce qui permet la délectation, la savouration, l'appréciation réelle d'une chose agréable. Qu'elle met en exergue la sensualité.
Alors moi depuis mon étoffe en satin, entre deux ronds de cigarettes, je me suis mise à reconsidérer ma paresse.(...)