• De mes (tout) petits ronds

     

     

    Moi la lenteur, ça me fait penser à un rond de fumée.

    D'abord étroit et faible la dilatation du volume imparfait se fait

    progressivement dans l'atmopshère.

    Un cercle froid qui s'évapore et avale peu à peu le regard des autres.

    Une forme muable, incertaine et éphémère.

    Qui prend à la gorge, et qui pique un peu.

    Souple et intangible, le rond de fumée se dissout petit à petit en accolant subrepticement la peau.

    Et l'impregne en divers endroits.

     


    Milan a écrit que la lenteur est érotique, qu'elle est ce qui permet la délectation, la savouration, l'appréciation réelle d'une chose agréable. Qu'elle met en exergue la sensualité.

     

     

    Alors moi depuis mon étoffe en satin, entre deux ronds de cigarettes, je me suis mise à reconsidérer ma paresse.(...)

     

     


  • Commentaires

    1
    Comment ça
    Vendredi 5 Mai 2006 à 22:09
    eh oui comment
    ça pas de commentaires
    2
    Vendredi 5 Mai 2006 à 22:42
    Comment ça
    oui comment ça? Comment ça se fait donc! Maintenant tu me diras ça fait deux :) (Je t'ai reperé et vais te le faire savoir, kokin)
    3
    Yanf
    Vendredi 5 Mai 2006 à 22:44
    romain lui a écrit
    […] Ce fut chez le comte Pouchkine, le futur père du grand poète, que Teresina et la valse se rencontrèrent, et jamais une musique, une danse et une femme ne s’unirent avec plus de bonheur. La légèreté est difficile à porter et demande beaucoup de grâce ; un rien la fait verser dans la lourdeur. Mais Teresina était la valse. Dès leur première rencontre au bal du comte Pouchkine, je compris que, tant que je vivrais et tant que la terre tournerait au son d’une musique, un air de valse me ferait toujours retrouver Teresina. Ils avaient été créés l’un pour l’autre, et je dis « ils », je parle de couple, car il me suffit d’entendre les premières mesures pour voir Teresina avancer, les bras levés, à la rencontre de la valse, pour que je sente se réveiller le pouvoir donné par la forêt de Lavrovo à l’enfant que je n’ai jamais cessé de chercher en moi et qu’il m’arrive parfois d’y retrouver. Je voyais alors la Valse comme une personne vivante, une divinité de ma forêt perdue. Elle était soucieuse de paraître immatérielle et de se voiler de musique car il lui fallait bien se soucier des convenances et du comme-il-faut, et elle ne pouvait se permettre de se matérialiser soudain sur le parquet étincelant dans tout son rayonnement magique et avec son visage de légende. Y a-t-il derrière l’apparence des choses, derrière le masque douloureux de la réalité, une féerie secrète, une gaieté essentielle, une fête qui ne cesse jamais et que nous font tout à coup pressentir quelques pas de danse, quelques notes de musique, un rire de fille enchantée ? Je ne sais. Je ne crois guère aux profondeurs secrètes, lorsqu’il s’agit du bonheur. Le bonheur est à fleur de peau, il a horreur des épaisseurs, le mystère ne lui sied guère, c’est un froufrou. Il se nourrit de l’éphémère. L’art des profondeurs, celui de nos savants docteurs, auteurs, penseurs, n’a jamais ramené de ses explorations un sourire : on parle rarement de gaieté lorsqu’on parle de génie. La valse a dû naître d’un oubli chez celui ou ceux qui s’occupent de l’homme ; quelque chose, quelque part, s’était détraqué dans les calculs immenses, dans les agencement hautement prémédités ; il y eut une erreur, un moment d’insouciance se glissa entre le marteau et l’enclume : c’est ainsi que la valse est née. Une panne des profondeurs, et la légèreté put enfin inspirer les hommes, le temps d’un air de violon […]
    4
    Géronimo
    Vendredi 5 Mai 2006 à 23:02
    puf pufpufpuf
    puf.C'est tout ce que je sais dire en langage de nuages de fumée;c'est un message profond.hugh
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